Le cadre légal en 2 phrases

Vendre occasionnellement tes propres effets personnels (vêtements que tu ne portes plus, vieux livres, meubles) n'est pas taxé. Vendre régulièrement dans une logique de revente (tu achètes pour revendre plus cher, ou tu vends ta collection pour en racheter une autre) te fait basculer dans une activité professionnelle, déclarable en micro-entreprise.

⚠️ La frontière est floue

L'administration évalue au cas par cas : fréquence des ventes, marge dégagée, intention de faire du profit. Un vide-dressing ponctuel de 200€ ? Non imposable. 40 ventes par mois sur Vinted avec marge systématique ? Activité professionnelle, déclaration obligatoire.

Les seuils 2026 à connaître

3 000 €
ou 20 transactions
Seuil de déclaration automatique de la plateforme aux impôts (DAC7). Tu n'as rien à faire toi-même mais tu apparais dans leurs fichiers.
8 000 €
sur un bien d'occasion
Seuil de l'impôt sur la plus-value pour les biens personnels (hors métaux précieux, bijoux, art).
91 900 €
CA annuel
Plafond micro-entreprise BIC vente de marchandises. Au-delà, tu passes au régime réel simplifié.
85 800 €
franchise TVA
Seuil plancher en dessous duquel tu n'es pas redevable de la TVA. À dépasser deux ans d'affilée pour perdre la franchise.

Les 3 régimes possibles

1. Particulier occasionnel

Tu vides ton dressing deux fois par an, tu revends quelques objets sans marge systématique. Zéro obligation fiscale. Tu peux ignorer les notifications DAC7 — elles sont juste informatives. Ta seule obligation : garder un minimum de traçabilité si tu dépasses 3 000€ par an au cas où l'administration te demande des explications.

2. Micro-entrepreneur BIC vente

Tu revends régulièrement avec marge. Le régime le plus simple : déclaration sur le portail auto-entrepreneur, cotisations URSSAF de 12,3% du CA, abattement forfaitaire de 71% pour le calcul de l'IR. Tu déclares trimestriellement ou mensuellement, ça se fait en 3 clics.

Sur 10 000€ de CA annuel, ça donne 1 230€ d'URSSAF et une imposition sur 2 900€ seulement (10 000 × 29%) — soit au plus 800€ d'IR selon ta tranche. Ton gain net reste largement positif.

3. Société (EURL / SASU / SAS)

Si tu dépasses 91 900€ de CA, ou si tu veux optimiser ta rémunération, tu crées une société. IS à 19% en 2026 (taux unique). Plus de souplesse mais aussi plus de complexité : bilan annuel, comptable obligatoire, CFE, charges patronales/salariales si tu es dirigeant assimilé salarié.

DAC7 : ce que les plateformes disent aux impôts

Depuis 2024, toutes les plateformes européennes transmettent annuellement à ton administration fiscale : ton nom, ton IBAN, le montant total de tes ventes, et le nombre de transactions. Tu reçois un récapitulatif en janvier pour l'année N-1. Si tu vends régulièrement, tu es dans leurs radars quoi que tu fasses.

Conséquence pratique : se cacher n'a plus de sens. Mieux vaut déclarer proprement en micro-entreprise dès que tu atteins 100-150€ de marge mensuelle régulière. Le risque d'un contrôle fiscal est non nul, et la régularisation a posteriori coûte plus cher que la déclaration initiale.

Les erreurs classiques qui coûtent cher

  • Ne pas tenir de livre des recettes : obligatoire en micro-BIC. Voir le guide.
  • Mélanger son compte perso et son compte pro : rends les contrôles infernaux. Un compte bancaire dédié est quasi obligatoire.
  • Oublier la CFE : base minimum d'environ 230€ par an, exigible la 2e année d'activité.
  • Ne pas déclarer ses ventes en espèces : elles comptent quand même dans le CA.
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